Ouest France. Bastien Hardy, de l’argentique à la médaille d’argent

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Il a photographié les Bleues à la Coupe du monde de basket : Bastien Hardy, de l’argentique à la médaille d’argent

Le Vendéen Bastien Hardy était le photographe attitré de l’équipe de France féminine de basket, lors de la Coupe du monde où elle a atteint la finale dimanche 13 septembre 2026. Il revient émerveillé de cette mission, avec lui aussi une médaille d’argent autour du cou.

« Lundi soir, on prenait notre dernier repas ensemble. » Son périple se termine à peine, mais entre deux trains à la gare de Nantes (Loire-Atlantique), Bastien Hardy livre ses premières impressions sur sa mission qui s’achève : « J’ai su deux mois à l’avance que je partais, révèle le jeune homme de 27 ans. J’ai eu du mal à réaliser ! Je suis photographe et vidéaste, et mon rôle était de retranscrire la vie du groupe, sur les entraînements, les matchs, mais surtout les moments hors terrain. » Originaire de Montréverd, dans le Nord Vendée, ce passionné de basket a ainsi passé quinze jours à Berlin, en Allemagne, à la Coupe du monde, au plus près des basketteuses tricolores.

 

Dans son quotidien, Bastien Hardy part à la recherche des plus beaux clichés. « Je fais des photos dans différentes salles de basket, je vais bien sûr aux Oudairies à La Roche, à Cholet également. Je couvre surtout des équipes féminines, c’est davantage accessible. Je suis sensible au basket féminin car j’ai grandi en suivant l’équipe du Smash. »

Marine Johannes cherchant la passe décisive face aux Allemandes. | BASTIEN HARDY/FFBB

Et pour celui qui accompagne régulièrement les Barjots Dunkers, comment passe-t-on des Oudairies à une finale de Coupe du monde ? « C’est incomparable ! » sourit Bastien « Il y avait beaucoup de monde lors de la finale, et cela reste un événement particulier. » Les Bleues se sont inclinées 97-79, échouant face aux redoutables américaines. « La qualification face à l’Allemagne, en demi, est un super souvenir, avec de beaux moments de joie », tempère le jeune homme.

Ainsi, se retrouver dans cette mission relève de l’opportunité et de la chance. « J’ai commencé en couvrant quelques matchs partout en France, à mes frais, avant de me faire repérer par le staff communication de l’équipe de France. Je les ai accompagnées pour la première fois l’année dernière, sur toute la prépa Euro. »

En Allemagne, la mission du jeune vendéen était précise et cadrée. « On est logé dans le même hôtel, et avec les autres délégations, sauf les États-Unis. Je vis tout le temps avec le groupe, du petit dej’au dîner, on crée des liens. Comme l’a dit le coach Jean-Aimé Toupane après la finale dans le vestiaire, on est une famille. On s’est retrouvé quelques fois pour des jeux de société, mais cela restait très occasionnel. C’est important de rester concentré sur la création de contenu, pour capter leurs interactions, ce qui intéresse les fans. Et le soir, je faisais mes montages. »

Bastien Hardy est proche de la joueuse Migna Touré, il couvre des événements de son association (3×3 pour les jeunes). Les contenus créés sont diffusés, relayés sur les réseaux sociaux, partagés avec les médias. Avec quelques grosses réussites : « Les vidéos couvrent les moments de vie, pour le reste ce sont des photos. Une photo de Gabby Williams contre l’Allemagne, qui montre la domination de la France, a beaucoup été reprise, notamment par le Président Emmanuel Macron ! Et une vidéo montrant Marine Johannes tirer un trois points sans regarder le panier a été publiée sur le compte de la fédération, elle cumule plus de 2 millions de vues. Elle a ensuite été reprise par des médias notamment américains où la joueuse a une énorme fan-base. »

Et la surprise de fin de séjour… Bastien est reparti avec sa médaille d’argent ! « Chaque membre du staff s’est vu remettre une médaille. Je n’étais pas au courant, on me l’a remise une fois rentré à l’hôtel. Elle symbolise la fin d’un parcours, d’une expérience. »

Et la suite ? « L’équipe de France joue un match de qualification à l’Euro en novembre au Vendéspace, et l’année prochaine il y a l’Euro en Lituanie. J’espère faire partie du voyage. »

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